La cellule chauffante utilisée repose sur le principe d'un filament chauffé par effet joule. Le montage exact est décrit par Richet et al. (1993) et dérive de celui mis au point par Mysen et Frantz (1992) pour l'étude par spectroscopie Raman de liquide silicatés jusqu'à 1800K.

On utilise des fils chauffants de 1 mm de diamètre que l'on aplati au milieu de manière à former un méplat large de 2mm. L'échantillon est confiné dans un trou de 400 micromètres pratiqué dans le méplat. Les expériences peuvent être réalisées en utilisant un fil de platine irridié. L'alliage Pt90Ir10 permet d'atteindre 2050K (prés de son point de fusion) et peut être utilisé à l'air libre grâce au faible degré d'oxydation du Pt à l'air. Des températures plus élevées sont atteintes avec des fils Ir ou Re, chauffés sous un flux constant d'argon pour les protéger de l'oxydation. L'expérience montre que le Re possède de meilleures propriétées mécaniques que le Ir tout en ayant un point de fusion plus élève (respectivement 3450 vs 2700K).

Mesure de la temperature

Pour les expériences réalisées avec les fils de Pt-Rh ou de Ir, la température de l'échantillon est déterminée à partir d'un étalonnage du courant délivre par l'alimentation électrique en fonction du points de fusion d'une série de composés (sels et silicatés). Les températures ainsi obtenues sont reproductibles a + ou - 10 K. Le gradient thermique dans le trou est inférieur 10K.mm-1.

Pour les expériences réalisées avec les fils de Re (Fiquet et al., 1999), cette calibration n'a été réalisée que jusqu'au point de fusion du diopside (CaMgSi2O6) à 1664K. Au delà nous avons mesuré la température à l'aide d'un pyromètre focalisé sur une zone de 1mm de diamètre autour du trou. L'émissivité de l'échantillon était ajustée sur le point de fusion du diopside. A partir de comparaisons systématiques effectuées au laboratoire, on peut estimer les erreurs à haute température à 50K.

 

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