Vous avez téléchargé 0 fois ce fichier durant les dernières 24 heures. La limite est fixée à 0 téléchargements.
Vous avez téléchargé 0 fichier(s) durant ces 24 dernières heures. La limite est fixée à 0 téléchargements.

J.-P. Perrillat - 2005
Télécharger

Description :

Evolution pétrologique des lithosphères en subduction: Approche expérimentale in situ des transformations minéralogiques et de leurs cinétiques.


L’évolution d’une zone de subduction est reliée aux transformations pétrologiques de la plaque plongeante et à leurs cinétiques. Plusieurs exemples illustrant cette relation ont été étudiés expérimentalement, à l’aide des techniques de HP-HT (presse large volume, cellule à enclumes de diamant chauffage laser) et de la diffraction de rayons X in situ source synchrotron.
(i) La vitesse de transformation de la coésite vers son polymorphe de basse pression, le quartz, a été déterminée. Cette cinétique de rétromorphose permet de discuter les modalités de préservation de la coésite lors de son retour vers la surface, et par là les processus tectoniques à l’origine de l’exhumation des roches de ultra-haute pression. L’utilisation du taux de rétromorphose de coésites naturelles pour la modélisation des chemins P-T-t d’exhumation est discutée.
(ii) La déstabilisation de l’antigorite (serpentine), dans des conditions de faible activité d’H2O, libère des fluides à une vitesse de 10-6 à 10-8 m3fluide.m-3roche.s-1. Ces taux de production de fluides seraient susceptibles d’occasionner une augmentation de la pression de fluides et une hydrofracture de la matrice rocheuse. La déshydratation de l’antigorite pourrait ainsi expliquer la séismicité du plan inférieur des zones à doubles plans de Bénioff.
(iii) L’assemblage minéralogique d’un basalte de ride médioocéanique (MORB) dans le manteau inférieur est constitué majoritairement de Mg-pérovskite, Ca-pérovskite et stishovite. De 800 à 1150 km de profondeur, deux phases alumineuses sont présentes, l'une de structure calcium ferrite et l'autre nommée "new aluminum phase" (NAL), et représentent 20% pds de l’assemblage. A ~1200 km, la phase NAL disparaît alors que toutes les autres phases restent stables jusqu’à 1400 km au moins. De 800 à 1400 km, la densité de la croûte océanique à l’équilibre thermique est plus élevée que celle du manteau environnant. En outre, la disparition de la NAL conduit à un saut de densité de +1% qui pourrait être responsable de réflecteurs sismiques profonds observés dans les zones de subduction péri-Pacifique.
(iv) Enfin, des investigations sur l’analyse chimique à l'échelle sub-micronique d’échantillons de pétrologie expérimentale par sonde ionique nanoSIMS sont présentées.

Envoyé par :
Super Utilisateur (admin)
Envoyé le :
Taille :
15.7 MB
Téléchargements :
14
Envoyé le :
Joomla templates by a4joomla